Centre Bouddhique International

le Bourget - France

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#4 - La dette du monde au Bouddha

 

La nature du Bouddha

 

Un jour le maître suivait la route entre Oukkattha et Setabbya ; et le Brahmane Dona faisait de même.
Ce dernier vit dans les traces du maître les roues1 munies de leurs milles rais, de leurs bords et de leurs moyeux et de toutes leurs qualités, et il se dit : « En vérité, que c’est merveilleux-il n’est pas possible que ce soient les traces d’un être humain. »

 

Ensuite Dona qui suivaient les traces du maître, le vit assis sous un arbre, beau, inspirant la foi, les sens tranquilles et l’esprit tranquille, ayant atteint le calme de l’extrême maîtrise, ayant dompté et apprivoisé les sens et les tenant sous bonne garde. Lorsqu’il vit « l’éléphant »2, Dona s’adressa au maître et lui dit :

 

« Votre révérence est-elle un deva3 ? »
« Aucunement, Brahmane, je ne suis pas un deva. »
« Un gandharva4 alors ? »
Aucunement Brahmane. »
Un yakkha5 alors ?
« Aucunement, Brahmane, je ne suis pas un yakkha. »
« Votre révérence est-elle alors un être humain ? »
Aucunement, Brahmane, je ne suis pas un être humain. »
Tu as répondu non à toutes mes questions ? Qui est alors votre Révérence ? »
« Brahmane, ces émanations par lesquelles j’aurais pu être un deva , un gandharva, un yakkha ou un être humain si elles n’étaient pas anéanties elles sont anéanties en moi, coupées à la racine, semblables à une souche de palmier qui ne pourra plus mener une autre existence. De même qu’une fleur de lotus bleue, rouge ou blanche, tout en étant née dans l’eau et tout en s’étant épanouie dans l’eau, se tient à la surface de l’eau sans être souillée lorsqu’elle en sort, de même, Brahmane, tout en étant né dans le monde et tout en ayant grandi dans le monde, je ne suis pas souillé par le monde, moi qui ai vaincu le monde. Apprends, Brahmane, que je suis un Bouddha.6 (Anguttara-Nikâya, II, 37-38.)
 
 

UNE CONVERSION

 

Ensuite il s’approcha7 du Frais Bosquet où le maître déambulait en plein air. Le maître le vit et descendit de la place où il avait déambulé et il dit à Anâthapindika : « Viens, Sudatta. »   

 

        1- Les roues marquées sur les semelles appartiennent aux trente-deux marques distinctives d’un Grand Homme.
        2- Il s’agit de nâga qui est à la fois éléphant mâle, cobra, dragon et grand homme. C’est le nom donné au moine dont « les émanations                  sont anéanties.
        3- Deva : une déité, un être céleste, un dieu.
        4- Gandharva signifie : 1) un mâle qui est en train d’entrer dans le ventre de la mère, 2) un deva faisant partie de la classe des musiciens              célestes.
        5- Yakkha : une sorte d’esprit, de fée.
        6- Bouddha : éveillé
        7- Anâthapindika : riche laïc dont la générosité à l’égard de la communauté bouddhique est célèbre.

 

En pensant « le maître m’appelle par mon vrai nom8 », il pencha sa tête vers les pieds du
maître et dit qu’il espérait que le maître se sentait bien. Le maître répondit :
« Oui, il se sent toujours bien, le Brahmane qui a atteint le Nirvana,
« Qui n’est pas taché de désirs, qui est refroidi, sans « base9 »
« Qui a déchiré tous les liens et s’est détourné des soucis du cœur.
« Il vit paisible et heureux puisqu’il a obtenu la paix de l’âme. »

 

Ensuite le maître parla de choses différentes au père de famille Anâthapindika, des dons, de l’habitude morale et du ciel ; il expliqua le danger, la vanité et la corruption des plaisirs des sens, et l’avantage qu’il y avait à y renoncer.

 

Lorsque le maître s’aperçut que l’esprit du père de famille Anâthapindika était prêt, maniable, libéré d’empêchements, élevé, réjoui, il lui expliqua la doctrine du Dharma que les Bouddhas eux-mêmes ont découverte : la douleur, sa naissance, sa suppression, la « voie ».
 
Et de même qu’un tissu propre sans taches noires prend facilement la couleur, de même apparut la vue du Dharma, sans poussière et sans taches, au père de famille Anâthapindika lorsqu’il était assis sur cette place et il vit : « Tout ce qui est soumis à la naissance, est aussi soumis à la mort. » Ensuite, lorsqu’il eut vu le Dharma, qu’il eut atteint le Dharma, qu’il eut reconnu le Dharma, qu’il se fut plongé dans le Dharma, qu’il eut dépassé le doute, qu’il se fut débarrassé de l’incertitude et que sans le secours d’un tiers il eut acquis une pleine confiance dans l’enseignement du maître, Anâthapindika dit au maître :

 

« C’est excellent, maître. De même qu’on peut dresser ce qui était tombé, ou découvrir ce qui était caché, ou montrer le chemin à un égaré ou porter une lampe à huile dans l’obscurité en pensant que ceux qui sont doués d’une capacité visionnaire, pourraient voir des silhouettes, de même le Dharma est expliqué par le maître sous plus d’une forme. Moi-même, maître, je vais en Bouddha comme refuge, je vais en Dharma comme refuge, et je vais en Sangha10 comme refuge11. Que le maître veuille m’accepter comme laïc, moi qui veux prendre refuge auprès de lui aussi longtemps que durera ma vie. Et, maître, que le maître veuille bien donner son accord pour prendre un repas chez moi demain en compagnie de l’ordre des moines. » Le maître consentit par son silence. (Vinaya-pitaka, II, 156-157.)

 

 

L’AGNOSTICISME DU BOUDDHA

 

Un jour, Mâlunkyaputta se leva après sa méditation de l’après-midi, alla trouver le Bouddha, le salua, s’assit à son côté et dit :
« Seigneur, quand j’étais seul en méditation, cette pensée m’est venue : il y a des problèmes inexpliqués, laissés de côté et rejetés par le Bienheureux.
Ce sont :
1. L’univers est-il éternel ou
2. est-il non éternel,
3. L’univers est-il fini ou
4. est-il infini,
5. l’âme est-elle la même chose que le corps ou
6. l’âme est-elle une chose et le corps une autre chose,
7. le Tathâgata existe-t-il après la mort ou
8. n’existe-t-il pas après la mort, ou
9. existe-t-il et (à la fois) n’existe-t-il pas après la mort, ou
10. est-il non existant et (à la fois) pas non existant après la mort ? Ces problèmes, le Bienheureux ne me les explique pas. Cela (cette attitude) ne me plaît pas, je ne l’apprécie pas. J’irai vers le Bienheureux et je l’interrogerai à ce propos. S’il ne m’explique pas, je quitterai alors l’Ordre et je m’en irai. Si le Bienheureux sait que l’univers n’est pas éternel, qu’il le dise. Si le Bienheureux ne sait pas si l’univers est éternel ou non, etc., alors pour une personne qui ne sait pas, il est loyal de dire : « Je ne sais pas, je ne vois pas. »

 

« T’ai-je jamais dit, Mâlunkyaputta : « Viens, Mâlunkyaputta, mène la vie sainte sous ma direction, je t’expliquerai ces questions ? »
-Non, Seigneur.
-Alors Mâlunkyaputta, toi-même, m’as-tu dit :
« Seigneur, je mènerai la vie sainte sous la direction du Bienheureux et le Bienheureux m’expliquera ces questions ? »
-Non, Seigneur.
-Même maintenant, Mâlunkyaputta, je ne te dis pas : « Viens et mène la vie sainte sous ma direction, je t’expliquerai ces questions. » Et tu ne me dis pas non plus : « Seigneur, je mènerai la vie sainte sous la direction du Bienheureux et il m’expliquera ces questions ».
Dans ces conditions, sot que tu es, personne ne rejette personne.

 

« Mâlunkyaputta, si quelqu’un dit : « Je mènerai la vie sainte sous la direction du Bienheureux jusqu’à ce qu’il explique ces questions », il pourra mourir sans que ces questions reçoivent de réponse du Tathâgata. Tout comme, Mâlunkyaputta, (suppose que) un homme soit blessé par une flèche fortement empoisonnée. Ses amis et ses parents amènent un chirurgien.

 

Et l’homme dit : « Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de « savoir qui m’a blessé : s’il est un Kshatriya (caste des guerriers) ou un Brahmana (caste des prêtres) ou un Vaishya (caste des marchands et des agriculteurs) ou un Shudra (basse caste) ; quel est son nom, quelle est sa famille ; s’il est grand, petit ou de taille moyenne ; de quel village, ville ou cité il vient ; je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir avec quelle sorte d’arc on a tiré sur moi ; avant de savoir quelle corde a été employée sur l’arc ; avant de savoir quelle plume a été employée sur la flèche ; avant de savoir de quelle manière était faite la pointe de la flèche. » Mâlunkyaputta, cet homme mourrait sans savoir ces choses.
De même, Mâlunkyaputta, si quiconque dit : « Je ne mènerai pas la vie sainte sous la direction du Bienheureux « avant qu’il ne donne une réponse à ces questions, « telles que l’univers est éternel ou il ne l’est pas, etc. », il mourrait avec ces questions laissées sans réponse par le Tathâgata. »

 

Le Bouddha explique alors à Mâlunkyaputta que la vie sainte ne dépend pas de ces opinions. Quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir sur ces problèmes, il y a la naissance, la vieillesse, la décrépitude, la mort, le malheur, les lamentations, la douleur, la peine, la détresse, « dont je déclare la Cessation (c’est-à-dire le Nirvana) dans cette vie même ».
« Par conséquent, Mâlunkyaputta, conserve dans ton esprit ce que je t’ai expliqué comme expliqué et ce que je n’ai pas expliqué comme non expliqué. Quelles sont les choses que je n’ai pas expliquées ? Si cet univers est éternel ou s’il ne l’est pas , etc. (ces dix opinions) je ne les ai pas expliquées. Pourquoi, Mâlunkyaputta, ne les ai-je pas expliquées ? Parce que ce n’est pas utile, que ce n’est pas fondamentalement lié à la vie sainte et spirituelle, que cela ne conduit pas à l’aversion, au détachement, à la cessation, à la tranquillité, à la pénétration profonde, à la réalisation complète, au Nirvana. C’est pourquoi je n’en ai pas parlé. Alors, Mâlunkyaputta, qu’ai-je expliqué ? J’ai expliqué Dukkha (souffrance), la naissance de Dukkha, la cessation de Dukkha et le chemin qui conduit à la cessation de Dukkha. Pourquoi, Mâlunkyaputta, ai-je expliqué ces choses ? Parce que c’est utile, que c’est fondamentalement lié à la vie sainte et spirituelle, que cela conduit à l’aversion, à la cessation, à la tranquillité, à la pénétration profonde, à la réalisation complète, au Nirvana. C’est pour cela que je les ai expliquées. (Majjhima-Nikâya, n°63)

 

Le deuxième sermon du Bouddha après le Buddha Dhammacakkappavattana Sutta –
Mettant en branle la Roue de la Vérité le cinquième jour après son arrivée au Parc du Daim à Isipitana près de Bénarès où il délivra son premier sermon aux cinq moines errants et les convertit à son sentier, le Bouddha leur délivra son second sermon sur le Non Soi. Il est connu dans la littérature bouddhique comme " Le Sermon sur la Non-Existence de l’Âme." Le  sermon est présenté plus bas dans les détails complets, pour le bénéfice des lecteurs.

 

"Ô moines, le corps ne peut être considéré comme l’âme, car il est sujet à la destruction, la sensation, la perception, les formations mentales, et la conscience aussi ne peuvent être considérées comme l’âme, parce que même la conscience est sujet à la destruction. La forme n’est-elle pas transitoire? Est-elle permanente? La sensation, la perception, les formations mentales, et la conscience ne sont-elles pas transitoires? Sont-elles permanentes? Et ce qui est transitoire, est-ce mauvais ou bon? Et ce qui est transitoire, mauvais, et sujet au changement, peut-il être jamais considéré comme 'c’est mien' ou comme "c’est ce que je suis" " ou comme " c’est mon âme éternelle "? "Puis ô moines, toutes les formes physiques qu’elles soient passées, présentes, ou futures, qu’elles soient subjectives ou objectives, lointaines ou proches, élevées ou basses, devraient être justement considérées comme " ce n’est pas Je ", "ce n’est pas mien " et "ce n’est pas mon âme éternelle." De la même manière toutes les sensations, perceptions, formations et la conscience doivent être considérées comme "celles-ci ne sont pas miennes ", "celles-ci ne sont pas Je " et "celles-ci ne sont pas mon âme éternelle." "Connaissant ceci, ô moines, un authentique disciple développera une aversion à l’encontre de la forme physique, de la sensation, de la perception, de la formation mentale et de la conscience. Par là même il surmonte son désir, se libère et s’étant libéré il réalise que le devenir a été épuisé, qu’il a vécu une vie pure, qu’il a fait ce que l’on attendait de lui et qu’il s’est libéré de la mortalité pour toujours. " Ainsi se termina le second sermon du Bouddha. Les moines qui écoutèrent ce discours furent illuminés immédiatement après et devinrent des Arhats, ou des êtres parfaits.

 

La suite est un extrait du Anatta-lakkhana Sutta, le discours sur la caractéristique du Non-Soi. Traduit du Pali par Thanissaro Bhikkhu.
J’ai entendu qu’à une occasion le Bienheureux demeurait à Varanasi au Refuge des Jeux à Isipatana. Là il s’adressa au groupe des cinq moines: "La forme, moines, n’est pas le soi. Si la forme était le soi, cette forme ne se prêterait pas elle-même à la maladie. Il serait possible [de dire] au sujet de cette forme, 'Que cette forme soit ainsi. Que cette forme ne soit pas ainsi.' Mais précisément du fait que la forme n’est pas le soi, la forme se prête elle-même à la maladie.
 
Et il n’est pas possible [de dire] au sujet de la forme, 'Que cette forme soit ainsi. Que cette forme ne soit pas ainsi.' "La sensation n’est pas le soi... "La perception n’est pas le soi... "Les formations [mentales] ne sont pas le soi... "La conscience n’est pas le soi. Si la  conscience était le soi, cette conscience ne se prêterait pas elle-même à la maladie. Il serait possible [de dire] au sujet de la conscience, 'Que ma conscience soit ainsi. Que ma conscience ne soit pas ainsi.'Mais précisément du fait que la conscience n’est pas le soi, la conscience ne prête elle-même à la maladie. Et il n’est pas possible [de dire] au sujet de la conscience, 'Que ma conscience soit ainsi. Que ma conscience ne soit pas ainsi.' "Que pensez-vous, moines — La forme est-elle constante ou inconstante?" "Inconstante, Seigneur." "Et ce qui est inconstant est-ce apaisant ou stressant?" "Stressant, Seigneur." "Et est-il opportun de considérer ce qui est inconstant, stressant, sujet au changement comme: 'C’est mien. C’est mon soi. C’est ce que je suis'?" "Non, Seigneur." "...La sensation est-elle constante ou inconstante?" "Inconstante, Seigneur."... "...La perception est-elle constante ou inconstante?" "Inconstante, Seigneur."... "...Les formations mentales sont-elles constantes ou inconstantes?" "Inconstantes, Seigneur."... "Que pensez-vous, moines — La conscience est-elle constante ou inconstante?" "Inconstante, Seigneur." "Et ce qui est inconstant est-ce apaisant ou stressant?" "Stressant, Seigneur." " Et est-il opportun de considérer ce qui est inconstant, stressant, sujet au changement comme: 'C’est mien. C’est mon soi. C’est ce que je suis'?" "Non, Seigneur."" "Ainsi, moines, quiconque appartenant au passé, au futur, ou au présent; interne ou externe; flagrant ou subtil; ordinaire ou sublime; lointain ou proche: chacun doit être vu tel qu’il est réellement avec un sage discernement comme: 'Ce n’est pas mien. Ce n’est pas mon soi. Ce n’est pas ce que je suis.' "Toute sensation de quelque nature que ce soit... " Toute perception de quelque nature que ce soit... "Toute formation mentale de quelque nature que ce soit. "Toute conscience de quelque nature que ce soit appartenant au passé, au futur, ou au présent; interne ou externe; flagrante ou subtile; ordinaire ou sublime; lointaine ou proche: chaque conscience doit être vue tel qu’elle est réellement avec un sage discernement comme: 'Ce n’est pas mien. Ce n’est pas mon soi. Ce n’est pas ce que je suis.' "Contemplant ainsi, le disciple bien instruit des êtres nobles devient désabusé vis-à-vis du corps, désabusé vis-à-vis de la sensation, désabusé vis-à-vis de la perception, désabusé vis-à-vis des formations mentales, désabusé vis-à-vis de la conscience.
 
Désabusé, il devient dénué de passion. Par la dispassion, il est pleinement libéré. Avec la délivrance totale, surgit en lui la connaissance, 'Pleinement libéré.' Il réalise que la 'Naissance a pris fin, la vie sainte a été accomplie, la tâche réalisée. Il n’y a rien d’ultérieur pour ce monde.'" C’est ce que le Bienheureux déclara une fois. Gratifié, le groupe des cinq moines se délecta de ses paroles. Et tandis que cette explication était donnée, les cœurs du groupe des cinq moines, bien que ne s’appropriant rien (n’étant point supportés), furent pleinement libérés des fermentations/des effluents.
 

 

LA DOULEUR

 

« Est-on soi-même la cause de la douleur, cher Gautama ? »
« Non, Kassapa. »
« Est-ce quelqu’un d’autre alors ? »
« Non. »
« Les deux alors, soi-même et un autre ? »
« Non, Kassapa. »
« N’y-a-t-il donc pas de douleur ? »
« Non, Kassapa, je ne veux pas dire qu’il n’y ait pas de douleur. Car il y a des douleurs. »
« Je conclus alors que le cher Gautama ne connaît pas de douleur et qu’il ne la voit pas. »
« Je ne veux pas dire que je ne connais pas de douleur et que je ne la vois pas. Je la connais et la vois. »
«  A toutes mes questions, cher Gautama, tu as répondu « non » et pourtant tu as dit que tu connaissais la douleur et que tu la voyais. Maître, que le maître m’explique la douleur et qu’il m’enseigne la douleur. »
« Quiconque dit : « Celui qui accomplit un acte, est celui qui en subit les conséquences », dit par là que depuis le début de l’être la douleur a été provoquée par cet être lui-même cela aboutit à l’idée d’éternité. Quiconque dit : « L’un accomplit l’acte, l’autre en subit les conséquences » dit par là que si l’un est affligé, la douleur a été provoquée par un autre-cela aboutit à l’idée d’anéantissement.
« En évitant ces deux impasses, Kassapa, le Tathâgata* enseigne le Dharma par la voie moyenne : conditionnées par l’ignorance sont les formations karmiques…, etc. Telle est l’origine de toute cette foule de douleurs. C’est de la suppression totale de cette ignorance même que provient la suppression des formations karmiques…, etc. Telle est la suppression de toute cette foule de douleurs. » (Samyutta-Nikâya, II, 19-21.)
*Surnom du Bouddha
 

 

 

 

 

 

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